Marc-André Nantais : rassembleur et engagé

19 mai 2021
Marc-André Nantais : rassembleur et engagé

Marc-André Nantais (HEC Montréal 2003) n’a même pas encore 40 ans et a déjà occupé des postes d’envergure à Toronto et à New York. Gestionnaire de portefeuille, Gestion privée de patrimoine chez Jarislowsky Fraser depuis 2018, il est des plus impliqués dans la communauté.

Il siège notamment au conseil d’administration de Jeunes Canadiens en finance et de la Fondation du Musée des Beaux-Arts de Montréal, en plus de faire partie du comité organisateur de l’événement Montréal Passion Vin pour la Fondation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. De surcroît, son lien avec son alma mater ne s’est jamais tari.

Un 1er contact déterminant

Son 1er contact avec HEC Montréal a eu lieu lors de journées carrières au cégep de Maisonneuve : « Je savais que je voulais aller dans le domaine des affaires, mais pas encore dans la finance en particulier. Quand j’ai rencontré les gens de HEC Montréal, j’étais : ah wow! C’était le début du fameux programme IBM avec laptops, l’École venait d’ouvrir le nouveau campus. J’avais le goût d’aller à cette école, mais ce que j’allais faire et y chercher, je n’en avais alors aucune idée. »

La 1re chose qu’il a fait à son arrivée : aller cogner à la porte du Fonds de placement étudiant HEC Montréal (FPHEC), qu’il n’a plus jamais quitté depuis… « Vingt ans plus tard, il n’y a pas une semaine où je ne parle pas à quelqu’un du FPHEC, mentionne l’analyste financier agréé (CFA). Souvent, les gens me demandent pourquoi je m’y implique encore. Eh bien, si je n’avais pas eu ça, je ne serais notamment pas allé travailler à New York. Ç’a été assurément un pivot dans ma carrière, dans ma vie en général, c’est le catalyseur de tout. »

Un travailleur acharné et rassembleur

Rassembleur, il tient cette qualité de son grand-père maternel : « À L’Assomption, tu avais le maire, le prêtre et mon grand-père, qui était directeur d’une coopérative agricole. C’est un orphelin, un fighter, qui a travaillé fort. » Et ce côté travaillant, il en a hérité de tous les autres membres de sa famille également.

« Dans la vie en général, il faut que tu lèves ta main, que tu ailles au bâton, souligne-t-il. Si tu es sur le bench toute ta vie, tu vas rester un bencher. Et quand tu vas au bâton, ça se peut que tu strike out, mais aussi que tu frappes un simple, un double, un circuit, you just never know. Si tu ne te présentes pas, tu ne le sauras pas. Je suis assez candide pour dire que oui, j’ai fait des erreurs dans ma carrière, comme tout le monde. »

Des leçons de vie qui perdurent

Ces erreurs lui ont appris des leçons qui perdurent, entre autres le fait de ne jamais arrêter d’évoluer, de penser, de s’adapter : « HEC Montréal te pousse à ça. Le terme de l’agilité est plus présent, et Internet a fait en sorte que les entreprises sont toujours sous pression pour s’adapter plus rapidement. Les cycles d’affaires ont rapetissé, et la croissance ou la décroissance peut arriver plus drastiquement que les gens s’y attendent. »

Il considère aussi qu’il a beaucoup appris du professeur Pierre Laroche, un « mathémateux », comme ce dernier se décrivait : « Et je sais que je ne suis pas le seul, précise Marc-André. Pierre comprenait la finance, il sizait vraiment bien les étudiants. C’était un homme de peu de mots, mais il avait cette ouverture d’esprit. Il m’a donné un emploi à la Salle des marchés, m’a présenté à celui qui est devenu mon premier boss. Tout cela a découlé du fait que Pierre avait des relations dans le monde de la finance, la vraie finance. »

Pour tous ces aspects, redonner à HEC Montréal pour lui allait de soi : « L’École nous a tellement donné! Ce n’est pas une question d’importance, c’est une question que tu dois le faire. Si on n’investit pas dans la prochaine génération, notre société n’ira pas en s’améliorant, c’est important de niveler vers le haut. »

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